Au Moyen Age
Croisades et pèlerinages en Terre Sainte
Les Croisades, et spécialement la prise de Jérusalem en 1099, ont pour conséquence immédiate de très nombreux voyages entre l’Occident et le Moyen Orient.
Dans les territoires conquis s’installent des chevaliers occidentaux, souvent des cadets de familles nobles, à la recherche de la richesse, et des marchands des villes maritimes italiennes qui établissent leurs bases commerciales dans les quartiers des ports.
Dès les premiers siècles du christianisme, la Palestine est une terre de pèlerinages. En même temps que la Syrie et l’Egypte, elle abrite un nombre important d’hommes qui ont choisi de vivre sur la terre du Seigneur.
Des ermites s’installent notamment dans le désert de Juda, dans les régions arides autour de la Mer Morte, ou près de Jérusalem. D’autres se retirent sur le Mont Carmel…
XIIe-XIIIe siècles
Naissance de L’Ordre des Frères de
la Bienheureuse Vierge Marie du Mont Carmel
Dans les grottes creusées dans le flanc de la montagne du Carmel demeurent des hommes qui s’inspirent du prophète Elie. Ils vivent en ermites à la recherche de Dieu.
Une source qui jaillissait et jaillit toujours, un peu au-dessus de l’entrée de la vallée, tire précisément son nom d’Elie. La légende affirme que le prophète s’y était désaltéré.
Le premier document littéraire qui nous fait connaître l’existence des ermites latins du Carmel est la Règle écrite pour eux par Albert, patriarche de Jérusalem. Dès lors, les ermites sont considérés comme une famille religieuse.
Dans la lettre qui constitue la Règle des Carmes, Albert invite à construire un oratoire qui représentait le centre autour duquel était réuni le groupe des ermites. Cet oratoire primitif fut dédié à Marie, à la suite de quoi les religieux furent connus sous le nom de « Frères de la Bienheureuse Vierge Marie du Mont Carmel ».