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Celle qui avance comme l'aurore

Le parcours singulier d'une moniale trappistine

Habitués de nos vente-expo, vous connaissez et appéciez les biscuits et chocolats de l'Abbaye de Campénéac...Derrière ces produits monastiques, des femmes, des vies. 

Découvrez le témoignage singulier de Soeur Angélina à travers un extrait du dvd "Celle qui avance comme l'aurore" et une interview de france culture.

 

A l'abbaye, Sœur Angelina serait une sœur trappistine comme les autres si son parcours avant le monastère n’avait pas été si singulier : Sœur Angelina a « fait la route », en Amérique Latine et en Afrique du Nord, parcouru la France, pendant 18 mois avec une amie et deux ânes, gagnant sa vie en montrant un spectacle de marionnettes… Elle a été étudiante à l’Ecole des Beaux-arts de Valenciennes, exécuté une foule de petits métiers : serveuse de café, vendeuse de pizzas… Elle a connu toutes sortes d’excès, une existence très libre où elle se mettait en danger, avant de changer de vie radicalement en arrivant à l’Abbaye de Campénéac, au sud de Rennes, aux portes de la forêt de Brocéliande, avec ses deux ânes et l’amie avec qui elle fit le tour de France à pied. Elle a 35 ans. Dix ans après son arrivée, cette jeune femme est devenue moniale, sous-prieure, et vit une liberté intérieure réelle au sein de sa clôture. 

Artiste, philosophe à ses heures, amoureuse de la nature, elle analyse avec acuité le basculement de son ancienne vie, de grande précarité matérielle et psychologique, vers une forme de délivrance particulière, de paix trouvée. Soeur Angélina relate avec simplicité son parcours, et revient sur les raisons profondes qui l’ont amenée à opter pour ce choix radical. Photographe, elle puise son inspiration dans les détails, les objets qui peuplent notre vie quotidienne, dessinant un mouvement de l’infiniment petit à l’infiniment grand, vers l’absolu.
C’est ce dépassement de la béance originelle, cette ouverture vers la résilience, la libération dont il est ici question. Ce chemin de foi passe ainsi par le retour sur soi, la prise en compte des failles, l’acceptation des plaies et limites, pour mieux dégager le ciel et laisser poindre l’aurore.

 

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